publié par Fred le 29 May 2026 à 14:02

CDM2026 : Chasse à l'antijeu

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Le football mondial s’apprête à vivre une petite révolution réglementaire. L’International Football Association Board (IFAB), l’instance chargée de faire évoluer les lois du jeu, a validé plusieurs nouvelles mesures qui entreront en vigueur dès la Coupe du monde 2026. 
Leur objectif est clair : 
  • accélérer le rythme des rencontres
  • augmenter le temps de jeu effectif 
  • limiter les comportements antisportifs.

Depuis plusieurs années, les critiques se multiplient contre les pertes de temps, les simulations de blessure ou encore les longues sorties lors des remplacements. 

Des sanctions immédiates contre les pertes de temps


Parmi les principales nouveautés, les arbitres disposeront désormais d’un outil concret pour sanctionner les joueurs qui retardent volontairement la reprise du jeu. Lors d’une touche ou d’un dégagement de six mètres, si l’arbitre estime qu’un joueur gagne délibérément du temps, il pourra lancer un compte à rebours visuel de cinq secondes.

Si le ballon n’est pas remis en jeu avant la fin du décompte, la sanction sera immédiate : la touche sera accordée à l’adversaire ou, dans le cas d’un six mètres, un corner sera offert à l’équipe opposée.

Cette logique s’inspire directement de la règle déjà appliquée aux gardiens qui conservent le ballon trop longtemps dans leurs mains. 

Les blessures simulées dans le viseur


Les joueurs bénéficiant d’une intervention médicale devront désormais quitter le terrain pendant au moins une minute après la reprise du jeu.

Concrètement, si un joueur reste au sol et nécessite l’entrée du staff médical, il ne pourra pas revenir immédiatement sur la pelouse. Cette mesure vise principalement à décourager certaines simulations de blessure utilisées pour casser le rythme d’une rencontre ou permettre à une équipe de souffler quelques instants.

L’idée est simple : limiter les abus sans empêcher les véritables soins médicaux lorsque cela est nécessaire.

Fin des sorties interminables lors des remplacements


Les scènes de joueurs quittant lentement la pelouse sous les sifflets du public devraient également devenir plus rares. À partir du Mondial 2026, un joueur remplacé disposera de dix secondes maximum pour quitter le terrain dès l’annonce officielle du changement.

En cas de non-respect, la sanction touchera directement son équipe : le remplaçant devra attendre une minute sur le bord du terrain puis patienter jusqu’au prochain arrêt de jeu avant d’entrer.

Une manière pour l’IFAB d’empêcher certaines équipes de casser volontairement le rythme dans les dernières minutes d’un match.

Une VAR plus étendue


L’assistance vidéo continuera également d’évoluer. Jusqu’à présent, la VAR ne pouvait intervenir que dans des cas précis, notamment pour les cartons rouges directs. Désormais, elle pourra aussi être utilisée après un deuxième carton jaune entraînant une expulsion, notamment en cas d’erreur d’identité ou lorsque l’arbitre sanctionne le mauvais joueur.

Les compétitions auront également la possibilité d’autoriser une vérification vidéo rapide sur certains corners litigieux lorsqu’une erreur manifeste est suspectée.

Cette extension du champ d’action de la VAR illustre la volonté des instances de réduire les erreurs arbitrales sans ralentir excessivement le déroulement des rencontres.

Un encadrement renforcé du comportement des joueurs


L’IFAB souhaite aussi s’attaquer à certaines attitudes jugées contraires à l’esprit du jeu. Deux situations récentes ont particulièrement attiré l’attention des dirigeants du football mondial.

La première concerne les équipes qui quittent collectivement le terrain pour protester contre une décision arbitrale. Un épisode similaire avait marqué la finale de la Coupe d’Afrique des nations entre le Sénégal et le Maroc en janvier dernier.

La seconde vise les joueurs qui se couvrent la bouche lors d’échanges verbaux afin d’empêcher les caméras de capter leurs propos. Cette pratique a récemment fait polémique lors d’un match entre Benfica et le Real Madrid, après des accusations d’insultes racistes visant Vinicius Junior.

Même si aucune règle définitive n’a encore été adoptée sur ces deux sujets, la FIFA a déjà prévenu que les comportements antisportifs et irrespectueux seraient davantage sanctionnés lors de la Coupe du monde 2026.

Avec ces nouvelles mesures, l’IFAB cherche à moderniser le football tout en protégeant l’équité sportive. Reste désormais à voir comment joueurs, entraîneurs et arbitres s’adapteront à ces règles qui pourraient profondément modifier la gestion des matches au plus haut niveau.