NFL
NFL 2026
publié par The Rando le 22 August 2026 à 16:35
Preview NFL 2026 : Cincinnati Bengals, plus d'excuses possibles
Trois saisons consécutives sans playoffs, un bilan de 6 victoires pour 11 défaites en 2025 et surtout un Joe Burrow qui a fini par laisser transparaître son exaspération face aux mêmes problèmes qui reviennent année après année : les Bengals arrivent en 2026 avec une pression énorme.
Pendant trop longtemps, Cincinnati a surtout compté sur son trio offensif composé de Joe Burrow, Ja'Marr Chase et Tee Higgins, en espérant que cette attaque suffirait à compenser les énormes lacunes défensives. Jusqu'ici, ça n'a clairement pas fonctionné.
Mais cette intersaison, les Bengals ont enfin décidé d'attaquer le problème de front. La franchise a investi massivement pour reconstruire une défense qui les a trop souvent empêchés de franchir un cap. Et cette fois, difficile de trouver encore des excuses.
Le grand chantier défensif
Les chiffres de 2025 sont assez parlants. Cincinnati a terminé 32e de la NFL en yards au sol concédés, 31e en yards par course et parmi les six dernières équipes de la ligue au nombre de sacks, avec seulement 35.
En taux de réussite ou encore sur les jeux explosifs concédés, les Bengals figuraient également dans le bas du classement. Autrement dit, il fallait agir. Et la franchise n'a pas fait les choses à moitié.
Le gros coup de cette intersaison est évidemment l'arrivée de Dexter Lawrence II. Cincinnati a envoyé son 10e choix de la draft 2026 pour récupérer le defensive tackle, triple sélectionné au Pro Bowl. Depuis 2022, Lawrence a enregistré 103 pressions, soit le meilleur total parmi tous les defensive tackles de la NFL sur cette période.
Le prix est élevé, mais le message est limpide : les Bengals veulent profiter au maximum des meilleures années de Joe Burrow. Lawrence évoluera notamment aux côtés de Jonathan Allen, vétéran de neuf saisons qui compte déjà 45,5 sacks en carrière, ainsi que de B.J. Hill. Sur le papier, le cœur de la ligne défensive n'a plus grand-chose à voir avec celui de la saison dernière.
Cincinnati a en revanche dû encaisser le départ de Trey Hendrickson. Le pass-rusher, qui n'avait disputé que sept matchs en 2025, a rejoint les Ravens avec un contrat de quatre ans et 112 millions de dollars. Et forcément, voir un joueur aussi important rejoindre un rival direct de division n'est jamais idéal.
Pour compenser, les Bengals ont signé Boye Mafe, tout juste champion avec Seattle, et sélectionné Cashius Howell au deuxième tour. Le pass-rusher possède déjà un joli bilan universitaire avec 25 sacks entre Bowling Green et Texas A&M et semble avoir rapidement attiré l'attention pendant son premier training camp professionnel.
Il faudra également compter sur Myles Murphy. Meilleur sacker de Cincinnati l'an dernier avec seulement 5,5 sacks, il a tout de même montré des signes encourageants en fin de saison avec une note PFF de 72.0 sur ses huit derniers matchs.
Quant à Shemar Stewart, premier choix de la draft 2025, il doit enfin passer la vitesse supérieure après une saison rookie compliquée par un différend contractuel puis une blessure.
Un secondary qui doit enfin respirer
Derrière, Cincinnati a également décidé de renforcer les choses. Les jeunes cornerbacks Dax Hill et DJ Turner II restent en place après une saison plutôt correcte malgré le manque de pression généré devant eux. Les Bengals ont également ajouté les safeties Bryan Cook, arrivé de Kansas City, et Kyle Dugger, tout en sélectionnant le cornerback Tacario Davis à la draft.
L'idée est assez simple : si le front seven réussit enfin à mettre les quarterbacks adverses sous pression, le secondary devrait forcément être dans de meilleures conditions. C'est donc un véritable lifting pour une défense qui était devenue le principal point faible de l'équipe. Maintenant, il faut que cette addition de talents se transforme en une véritable unité.
Joe Burrow doit maintenant être mieux entouré
Offensivement, les Bengals ont beaucoup moins de questions à régler. La principale bonne nouvelle concerne évidemment Joe Burrow. Après avoir manqué neuf matchs en 2025 à cause d'une blessure au gros orteil, le quarterback revient en pleine forme. Sur les huit rencontres où il était titulaire, Burrow a lancé pour 1 809 yards, 17 touchdowns et seulement 5 interceptions, avec un passer rating de 100,7. Des chiffres qui rappellent une nouvelle fois une évidence : lorsque Burrow joue, Cincinnati est une équipe complètement différente.
Et il dispose toujours de ses deux principales armes. Ja'Marr Chase et Tee Higgins, tous les deux prolongés, forment encore l'un des meilleurs duos de receveurs de la NFL. Burrow ne cache d'ailleurs pas son enthousiasme. Selon lui, l'effectif 2026 est le plus talentueux qu'il ait connu depuis son arrivée à Cincinnati, LSU 2019 compris. Mais le quarterback sait aussi qu'il ne peut pas porter cette équipe seul.
La ligne offensive reste un point de vigilance
Le principal problème offensif se trouve toujours devant lui. La ligne offensive continue de montrer certaines limites en protection de passe, même si des progrès ont été réalisés dans le jeu au sol. Dylan Fairchild sera notamment à suivre. Le jeune guard a terminé sa saison rookie sur une note encourageante avec 74.3 en pass-blocking sur ses huit derniers matchs. Le rookie tackle Brian Parker II, sélectionné plus tard dans la draft, a également attiré l'attention du staff pendant l'intersaison.
Cette progression sera importante. Cincinnati ne peut tout simplement pas se permettre de perdre Burrow pendant plusieurs semaines une nouvelle fois. Et même avec une attaque aussi talentueuse, le quarterback a besoin d'une protection suffisamment fiable pour exploiter pleinement ses qualités.
Plus vraiment le droit à l'erreur
Sur le papier, les Bengals ont rarement semblé aussi complets depuis leur retour au sommet de l'AFC. L'attaque est toujours redoutable, Burrow est de retour, Chase et Higgins sont là et la défense a été profondément remodelée. Mais attention à ne pas s'emballer trop vite.
Une défense qui change autant de visages doit encore prouver qu'elle peut tenir sur 17 matchs. Les dernières tentatives de Cincinnati pour réparer cette unité n'ont pas vraiment porté leurs fruits. Et dans une AFC où les Chiefs, les Ravens et plusieurs autres prétendants sont toujours présents, chaque erreur pourrait coûter très cher.
Pour autant, cette fois, les Bengals semblent avoir pris les bonnes décisions. Ils ont investi dans les tranchées, renforcé le secondary et surtout décidé de ne plus demander à leur attaque de sauver l'équipe chaque semaine. Joe Burrow n'a plus besoin d'être héroïque. Il a besoin que sa défense fasse enfin sa part du travail.
Après trois saisons sans playoffs, Cincinnati arrive donc en 2026 avec une obligation de résultat. L'effectif semble suffisamment talentueux pour revenir au premier plan, mais il faudra maintenant le prouver sur le terrain. Les excuses, elles, commencent sérieusement à manquer.